A Saint-Pétersbourg  (août 2019)

Nous venons de passer une dizaine de jours à Saint Pétersbourg. Cela permet d'avoir quelques impressions même s'il eut fallu beaucoup plus de temps pour découvrir tous les trésors de cette ville.

Ce qui frappe d'abord les touristes en arrivant à Saint Pétersbourg c'est l'homogénéité architecturale du cœur de la ville. C'est beau, c'est coloré, et on se trouve à l'intérieur d'un ensemble qui a été pensé, organisé, ordonné.

Mais un peu comme Paris, au contraire de Venise, il ne s'agit pas d'une ville-musée. Ici il y a cinq millions d'habitants et même si le tourisme se développe, ce n'est pas l'activité centrale de la ville.

 

La ville des tsars

Construite à partir du début du XVIIIe siècle par la volonté de Pierre Ier le Grand, Saint Pétersbourg, centre économique et politique de l'Empire des Romanov a été voulue comme une ville européenne, et c'est ainsi qu'elle apparaît au visiteur.

Tous les circuits touristiques, les propositions des agences, les tours en bateaux, en autobus, en calèches, font découvrir les palais et les églises de la cité impériale.

 

La parenthèse soviétique

Le croiseur "Aurore" dont le canon sonna le déclenchement de la Révolution de 1917 est l'un des rares symboles de l'histoire révolutionnaire à figurer dans les parcours pour les touristes.

 

La richesse est visible

Pour le visiteur qui va découvrir l'immense richesse des tsars et de la grande aristocratie de la Russie impériale, il y a aussi la découverte de l'opulence dans laquelle semble vivre une partie des pétersbourgeois d'aujourd'hui. Les voitures que l'on voit dans les rues en grand nombre sont pour beaucoup des "grosses berlines allemandes", des Porsche, des Bentley, des Lexus et même des Ferrari et Lamborghini. Quant à ce que proposent de grands magasins, cela ressemble aux rayons de luxe des Galeries Lafayette ou du Bon Marché.

 

Des petits boulots pour les autres

Mais si l'on voit très peu de SDF ou de mendiants dans les rues du centre ville, on rencontre par contre beaucoup de personnes, parfois âgées, qui font de petits boulots sans doute pour arriver à vivre.

 

Quelle nostalgie

Nous n'avions pas beaucoup l'occasion de parler avec des Russes de ces questions sociales. Néanmoins évoquant la situation de personnes dont la retraite serait de moins de 200€ par mois, j'ai demandé si cela amenait à une sorte de nostalgie de la période de Staline ; et l'on m'a répondu, Staline, non, mais Brejnev, oui.

 

Notre voyage :