Je suis né à Lyon.

 

Il serait exagéré de me présenter comme étant de vieille souche lyonnaise.

 

Mon père s’était installé rue de Créqui, aux Brotteaux, en 1939. Il était venu à Lyon prendre la direction d’un magasin de chaussures de la chaîne Raoul après avoir travaillé à Grenoble.

Ma mère est arrivée à Lyon avec ses parents en juin 1940. Ils avaient quitté Dijon devant l’avance allemande, et furent arrêtés dans leur fuite par l’interruption de la circulation des trains.

 

Je suis né à Lyon, j’y ai grandi et j’y suis resté jusqu’à l’âge de 30 ans, mis à part une interruption de trois années d’études.

 

Enfant, mes parents m’amenaient au Parc de la Tête d’or où j’ai fait mes premiers pas, puis je suis allé à l’école à Montchat. Nous habitions alors une maison dans le Parc Chaussagne, à côté du « château Berliet » en face de l’hôpital Desgenettes.

 

Puis vinrent les années du collège et du lycée, au lycée Chaponnay, ce sont les années de l’adolescence, des amitiés, des flirts et de l’éveil politique. La ville en est le cadre mais elle n’est pas alors en elle-même un sujet de forte préoccupation.

 

Après le lycée, je suis parti trois ans à Paris.

 

En 1969, les hasards m’ont alors ramené à Lyon pour une nouvelle vie ; tenir une librairie, créer une maison d’édition, me marier, avoir des enfants. Militer pour faire la Révolution. Tout est allé très vite et je n’ai pas beaucoup flâné dans la ville.

 

En 1978 je suis parti à Paris où j’ai vécu depuis. Je revenais à Lyon pour voir mes enfants ou mes parents tant qu’ils y ont vécu. Mais il s’agissait alors de très courts séjours, de passages plutôt, le dimanche en général.

 

Ce n’est que ces dernières années que, cherchant à rassembler le puzzle de mon histoire familiale, j’ai séjourné un peu plus dans la ville et que je me suis mis à la regarder comme le fait un visiteur.

 

La ville a beaucoup changé, mais le regard aussi est très différent.

Jean-François Chevrier qui est lui aussi né à Lyon et qui y a grandi a été « provoqué à l’autobiographie » par Hervé Gloaguen. Hervé Gloaguen avait fait des photos de la ville et lui a demandé un texte pour le livre qu’il préparait et qui est paru en 1982. Nos histoires et nos regards sont bien différents mais j’aime bien son texte.

 

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