Thérèse Heimendinger et son petit-fils, le Roi des loufoques.

 

Thérèse HEIMENDINGER (6e génération de Grussenheim)

 

Elle est née le 6 novembre 1812 à Grussenheim (Acte de naissance folio 11). 

Fille d’Henri Heimendinger et de Sara Weil.

 

Elle se marie le 8 septembre 1845 à Grussenheim avec Jacques Isaac (Acte de mariage n°10), né le 24 novembre 1816 à Uttenheim (Acte de naissance n° 19), fils de Gilles Gillé Isaac et de Ève Heffe Jacob. Jacques Isaac est marchand de bestiaux.

 

Le même jour, le frère de Thérèse, Salomon Heimendinger se marie avec Jeanne Isaac, la sœur de Jacques Isaac (voir plus loin). Les deux familles paraissent donc très liées.

 

Cinq enfant sont nés de ce couple : Sara Isaac (née en 1847), Julie Isaac (1848), Aron Isaac (1851), Samuel Isaac (1854) et Salomon Isaac (1856).

Sara Isaac épousera le 15 mai 1873 Bernard Lévy né le 15 août 1828 à Pont à Mousson, marchand de chevaux, Julie Isaac, ou une autre sœur non identifiée, épousera Marx Blum.

 

Thérèse Heimendinger meurt le 6 juillet 1893 à Épernay (Acte de décès n° 242) à l’âge de 80 ans. Jacques Isaac est mort à Épernay le 5 septembre 1897 (Acte de décès n° 284) à l’âge de 80 ans.

 

Septième génération

Salomon ISAAC 

Salomon Isaac est né le 17 novembre 1856 à Nancy (Acte de naissance n° 1125), il était le fils de Jacques Isaac et de Thérèse Heimendinger. Il était boucher.

 

Il s’est marié le 4 janvier 1887 à Châlons-sur-Marne avec Berthe Kahn, fille de Josué Kahn et de Sara Braun, née le 6 mars 1857 à Niederbronn-les-Bains (Acte de naissance n° 22).

 

De ce couple deux enfants sont nés : Marcel Fernand Isaac et André Isaac.

 

Marcel Isaac est né le 27 septembre 1887 à Châlons-sur-Marne. Il est mort le 8 octobre 1915 en Champagne, soldat du 125e Chasseurs. Les conditions de sa mort ne paraissent pas totalement éclaircies. 

   

  

André Isaac est né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne.[1] Il devient officiellement Pierre Dac en 1950.

Marié le 8 janvier 1929 à Paris-IXe, avec Marie Thérèse Jeanne Françoise Nicolas Lopez, divorcé par jugement du Tribunal Civil de Marseille du 5 novembre 1942.

Marié le 25 octobre 1944 à Paris-XVIIIe, avec Raymonde Charlotte Faure

Décédé à Paris le 9 février 1975

 

[1] Acte de naissance n° 339 Mentions marginale :

- Jugement du Tribunal Civil de 1e instance de Châlons-sur-Marne en date du 17 février 1950 substituant le nom patronymique Isaac par celui de Pierre Dac

- Marié avec Marie Thérèse Jeanne Françoise Nicolas Lopez le 8 janvier 1929

- Divorcé par jugement du Tribunal Civil de Marseille du 5 novembre 1942

- Marié à Paris 18e avec Raymonde Charlotte Faure

- Décédé à Paris le 9 février 1975

Huitième génération

Pierre DAC

« Il est issu d'une modeste famille juive d'Alsace, installée après la défaite de 1870 à Châlons-sur-Marne où le père est boucher. Il naît dans cette ville au 70 rue de la Marne. Mobilisé en août 1914 au lendemain de son vingt-et-unième anniversaire, il revient du front quatre ans plus tard avec deux blessures, dont une d'un obus qui lui a raccourci de douze centimètres le bras gauche. Après la Première Guerre mondiale, Pierre Dac vit de petits métiers à Paris. Dans les années 1930, il se produit comme chansonnier dans divers cabarets, notamment la Vache Enragéele Coucoule Théâtre de 10 Francsle Casino de Paris, les Noctambules, et la Lune rousse à Montmartre. Sarvil lui écrit de nombreux textes pour ses spectacles. En 1935, il crée une émission humoristique de radio La Course au Trésor et en anime une autre la Société des Loufoques qui remportent un grand succès.

En 1938, il fonde « L'Os à moelle », organe officiel des loufoques, une publication humoristique hebdomamaire au nom inspiré par François Rabelais et par son père boucher (le mot loufoque vient de l'argot des bouchers, le louchébem, et signifie fou) qui a pour collaborateurs le chansonnier Robert Rocca, les dessinateurs Jean Effel, Roland Moisan, etc. Dès son premier numéro, il annonce la constitution d'un «Ministère loufoque», dont les portefeuilles ont été distribués « au Poker Dice ». Ses petites annonces — dont la plupart rédigées par Francis Blanche qui débutait alors — vendent de la pâte à noircir les tunnels, des porte-monnaie étanches pour argent liquide, des trous pour planter des arbres, etc. Le monde de cette époque pratiquant un style différent de loufoquerie, le journal — dès l'origine très anti-hitlérien — disparut après son dernier numéro (n° 109) le 7 juin 1940. L'équipe du journal est contrainte de quitter Paris alors sur le point d'être occupé. Il reparaîtra épisodiquement en 1945-1946, puis vers 1965, avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne (Les romanciers savent plus causer français en écrivant).

Réfugié en 1940 au 42 boulevard de Strasbourg à Toulouse, Pierre Dac décide de rejoindre Londres dès 1941, mais est arrêté deux fois lors de ses tentatives de traversée des Pyrénées, incarcéré à la Carcel Modelo (prison Modelo) de Barcelone au premier essai, puis à Perpignan au second. Il finit par être échangé pour quelques sacs de blé, en transitant par le Portugal pour rejoindre Alger, puis enfin Londres. Devenu alors l'humoriste des émissions en français « Les Français parlent aux Français » de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des chansons à la mode (Les gars de la Marine devenant « Les gars de la Vermine », Ça fait d'excellents Français, Horst-Wessel-Lied) pour brocarder le gouvernement de Vichy, les collaborationnistes et le régime nazi. Il fut, parmi d'autres, la voix du slogan célèbre de Jean Oberlé : «Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand» sur l'air de la Cucaracha.

 

Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio Paris, s'en prend à Pierre Dac en notant ses origines juives et mettant en doute son intérêt  pour la France par un : 

« La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? », l'humoriste lui répond le lendemain sur Radio-Londres dans un discours lapidaire baptisé « Bagatelle sur un tombeau », et dans lequel il déclare que son frère Marcel, décédé au front lors de la Première Guerre mondiale, a bien sur sa tombe l'inscription «Mort pour la France», alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ».


Effectivement, Henriot est abattu par la résistance quarante-cinq jours plus tard. 


https://www.youtube.com/watch?v=TvsTWIOJf4o


À la Libération, il rentre à Paris où il est reçu apprenti à la loge « Les Compagnons ardents » de la Grande Loge de France le 18 mars 1946. Il  en restera membre jusqu'en 1952 et rédigera une parodie de rituel maçonnique devenue célèbre dans la franc-maçonnerie française, "Grande Loge des Voyous, Rituel du Premier Degré Symbolique". Il revient au cabaret mais aussi au théâtre sur les scènes parisiennes (l'ABC, Les Trois Baudets, l'Olympia, l'Alhambra, le Théâtre de Paris, le Théâtre Édouard VII, etc.).


Il forme à la même époque avec Francis Blanche un duo auquel on doit de nombreux sketches dont le fameux « Sâr Rabindranath Duval » (1957), et un feuilleton radiophonique, « Malheur aux barbus », diffusé de 1951 à 1952 sur Paris Inter (213 épisodes), et publié en librairie cette même année ; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1, sous le titre Signé Furax (soit 1034 épisodes). Ces émissions sont suivies par de nombreux auditeurs. Plus tard, entre 1965 et 1974, en compagnie de Louis Rognoni, Pierre Dac crée la série « Bons baisers de partout » (740 épisodes), une parodie des séries d'espionnage des années 1960, diffusée sur France Inter.

 

Il a été surnommé par certains le « Roi des Loufoques », pour son aptitude à traquer et créer l'absurde à partir du réel. Son texte « Le biglotron » fut souvent cité par les amateurs de dépédantisation. Il est l'inventeur du Schmilblick, qui « ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est rigoureusement intégral ! ». Le mot « Schmilblick » sera repris par Guy Lux pour un jeu télévisé (hérité de "La Chose" de Pierre Bellemare sur Radio-Luxembourg), puis par Coluche pour une parodie de ce jeu restée célèbre.


Entre 1964 et 1966 il fait reparaître « L'Os à Moelle ». En 1965, il se déclare candidat à la présidentielle, soutenu par le MOU, Mouvement  ondulatoire unifié, dont le slogan était : « Les temps sont durs ! Vive le MOU ! ». Il désigne deux de ses futurs ministres : Jean Yanne et René Goscinny. À la demande de l'Élysée, et pour ne pas se fâcher avec le général de Gaulle, l'ancien résistant renonce et abandonne sa campagne.

En 1972, un square et une statue sont inaugurés en son honneur, à Meulan. Devant les photographes, Pierre Dac et Francis Blanche posent à leur manière, c'est-à-dire en satisfaisant sur le monument un besoin naturel.

Malgré le succès, Pierre Dac est resté un homme modeste, presque effacé. Il est mort dans la plus grande discrétion. « La mort est un manque de savoir-vivre », avait-il repris d'Alphonse Allais. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 87).

Pierre Dac était chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, 1939-1945, deux palmes et cinq étoiles, médaille de la Résistance. »

(Extrait de la notice de Wikipédia)

 


Pierre Dac était cousin issu de germain avec ma grand-mère Georgette Heimendinger. J’ignore si mon père qui lisait « l’Os à moelle » dans les années 60 avait connaissance de cette parenté qui l’aurait réjoui. Je ne le crois pas.

 

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